Musicien spécialisé en
musique arabe, conteur et étudiant
en anthropologie, il habite depuis plus de six ans à Fez
où il étudie la confrérie
soufie des Hamadcha. Il travaille en particulier avec le
groupe de Fez, dirigé par le moqaddem Abderrahim
Amrani Marrakchi.
En tant que musicien,
il participe à tous
leurs rituels, soit comme danseur et percussionniste, soit à la
place du chef, comme chanteur et joueur de luth. Comme
conteur, il propose avec la confrérie un voyage initiatique
à travers l'univers des Hamadcha autour du spectacle :
"conte et rituel soufi, rencontre avec la confrérie des
Hamadcha". Enfin en tant que chercheur, il s’efforce
de comprendre et de décrire
la confrérie et ses activités.
Si la place de chercheur
implique une certaine distance, celle de musicien, de
conteur et d’ami l’a
conduit à s’intéresser à l’avenir
des Hamadcha.
Le constat est le
suivant :
Le Maroc poursuit
un processus de modernisation qui entraine un recule
important des pratiques traditionnelles aux profits de
comportements et d’activités
nettement influencées par l’Occident.
Dans ce cadre, la place faite aux confréries, comme
celles des Hamadcha, ne cesse de se réduire et chaque
jour ils perdent un peu plus d’audience.
Paradoxalement, les
nouveaux réseaux
du tourisme et du spectacle (télévision,
festival), découlant eux-mêmes de la modernisation
du pays, offrent aux Hamadcha un espace nouveau d’expression,
comme un second souffle.
Il est vrai que dans
ces conditions, le cadre d’exposition de leurs cérémonies
n’est plus strictement celui qu’il devrait être.
Toutefois, ces opportunités nouvelles leur permettent
d’exister encore, parfois d’être rémunérés,
finalement de préserver leurs pratiques ancestrales
et absolument étonnantes.
La collaboration de Frédéric
Calmès avec les Hamadcha de fez ainsi que son travail
de création et de recherche vise à soutenir
ce processus, afin que les confrères
puissent très
largement se produire et se faire connaître.
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